Intérêts composés : à quoi ça sert
Les intérêts composés produisent des intérêts sur les intérêts déjà acquis : c’est pourquoi un rendement modeste sur une longue période bat un rendement élevé sur une courte. Saisissez un capital de départ, un versement mensuel facultatif et un taux : le calcul sépare ce que vous avez versé de ce que la croissance a ajouté.
Intérêts composés : mode d’emploi
- Saisissez le capital de départ, ou zéro si vous partez de rien.
- Ajoutez le montant que vous comptez verser chaque mois.
- Saisissez le rendement annuel attendu et choisissez la fréquence de capitalisation.
- Lisez le capital final et la répartition entre versements et intérêts.
La formule utilisée
C = P(1 + r/n)^(nt) pour le capital initial, auquel s’ajoute la valeur future des versements périodiques.
Questions fréquentes
Quel rendement faut-il retenir ?
Un rendement prudent. Les grands indices boursiers ont historiquement rapporté autour de 7 % par an sur longue période, tandis qu’un Livret A ou un fonds euros rapporte bien moins. Retenir un taux optimiste est l’erreur de planification la plus fréquente.
La fréquence de capitalisation change-t-elle beaucoup les choses ?
Moins qu’on ne le croit. Passer d’une capitalisation annuelle à mensuelle à 7 % porte le taux effectif à environ 7,23 %. Le montant versé et la durée comptent bien davantage.
L’inflation et la fiscalité sont-elles prises en compte ?
Non : les montants sont nominaux et bruts. Pour raisonner en pouvoir d’achat, retranchez l’inflation attendue du rendement. Pensez aussi à la fiscalité : un PEA ou une assurance-vie n’est pas imposé comme un compte-titres.
Pourquoi les dernières années rapportent-elles autant ?
Parce que la croissance composée est exponentielle : le capital est au plus haut à la fin, donc le même pourcentage produit le gain absolu le plus important sur les dernières années. C’est le meilleur argument pour commencer tôt.